Fraude

Le montant de la fraude en assurance est estimé entre 5 et 10 % des sinistres, soit 2,5 milliards d’euros en fourchette basse des estimations en France : la lutte contre la fraude devient une nécessité économique et se généralise. Industrialiser la lutte contre la fraude au sein des entreprises d’assurance nécessite un cadrage pour assurer un équilibre entre le positionnement commercial, la qualité des processus de gestion et les moyens à mettre en œuvre.

TnP Fraude
 

À travers ses interventions et l’expertise de ses consultants, TNP a identifié trois axes principaux d’analyse de lutte contre la fraude.

Le positionnement commercial

Il est nécessaire pour chaque société de définir ce qui relève de l’abus et ce qui relève de la fraude.

  • L'abus : des mesures pour le décourager peuvent être mises en œuvre sans résilier l'assuré : du courrier au rehaussement de franchise, par exemple.
  • La fraude : l'objectif est alors de ne pas payer le montant du sinistre déclaré ou d'en récupérer le montant déjà versé.

Le seuil et les types de fraudes sont à définir par portefeuille de risque et par population assurée. L’industrialisation de la lutte contre la fraude pourra se faire sur tout ou partie du portefeuille.

La qualité des processus de gestion

Il est extrêmement coûteux de récupérer des montants déjà réglés. Il faut donc identifier les fraudes avant le règlement, ceci alors que la vitesse de règlement des sinistres est un atout majeur de la relation avec les assurés. Les processus de gestion seront donc impactés : faut-il traiter les présomptions de fraude au sein d’une équipe spécifique ou intégrer le traitement dans le processus de gestion des sinistres ? L’approche sera spécifique à chaque assureur et pourra l’être aussi par portefeuille.

Les moyens à mettre en œuvre

Le mix type de fraudes cherchées VS le processus déployé pour les détecter et les traiter déterminera le ROI du dispositif mis en œuvre. Les retours d'expérience montrent que pour 1 € dépensé, l’assureur récupérera entre 3 et 4 €.

Au-delà de l’aspect processus, il ne faut pas négliger l’aspect IT : en effet détecter des fraudes nécessite la mise en corrélation des données à disposition de l’assureur. Dans le respect des normes négociées avec la CNIL, les outils déployés et paramétrés devront assister les équipes dans leur travail de détection des fraudes.