1. Contexte des Stress Tests

Dans le cadre du pilier 2 des Accords Bâle II, « Renforcement de la surveillance prudentielle par les superviseurs nationaux », les banques doivent soumettre, de manière périodique, la globalité de leur portefeuille de crédit, d'activités de marché à des opérations dénommées « Stress Tests » ; ces opérations doivent permettre aux banques de s'assurer de leur solvabilité dans des conditions économiques et de marché plus tendues Face aux incertitudes, exprimées par les opérateurs de marché, sur la force et la solvabilité du secteur bancaire européen, la Banque Centrale Européenne a décidé, au printemps dernier, de soumettre l'ensemble du secteur bancaire de la Zone à une vaste opération « Vérité » Ayant soumis l'ensemble des principales banques de la Zone Euro à une vaste opération de « Stress Tests », les autorités financières visent à réduire l'asymétrie d'informations pouvant exister entre le marché et le secteur bancaire.

2. Méthodologie des Stress Tests

L'objet de cet article est d'aider à mieux comprendre la logique des « Stress Tests », en décortiquant la méthodologie opérée.

Principe des Stress Tests :

Tester la solvabilité de l'institution bancaire dans des conditions économiques tendues en simulant une dégradation de la qualité du portefeuille d'actifs de la banque.

Exemple du risque de crédit pour la banque :

c'est le risque que l'emprunteur ne respecte pas ses engagements financiers à l'égard de la banque ; qu'elle lui fasse défaut. En termes de modélisation, le cout d'un défaut de paiement dépend des paramètres suivants : - La probabilité de défaut (PD) - Le taux de perte en cas de défaut (PCD) Ces paramètres sont estimés en continu par la banque, en fonction des résultats statistiques qu'elle obtient au sein de son portefeuille d'activités.

Logique des « Stress Tests » pour le risque de crédit

La logique des « Stress Tests » sera d'accentuer les tendances : d'estimer la solvabilité des banques dans le cas où le pays traverserait une récession économique d'ampleur accentuée. Dans cette situation, la récession aura tendance, mécaniquement tendance, à accroitre les défauts de paiement (pour les catégories entreprises et particuliers) et réduire le taux de recouvrement du capital (accentuation du taux de perte en cas de défaut) ; La Logique de « Stress Tests » est de faire monter la pression sur les taux de PD et de LGD pour estimer où se situe le niveau de rupture de la banque

3. Conclusion

Face à ces conditions macro-économiques dégradées, la récession accompagnée d'une hausse de la PD et de la PCD réduit les recettes de la banque et augmente ses couts via une hausse de ses provisions pour cout du risque. A un certain niveau, cette contraction de revenus pouvant réduire ses Fonds Propres peut, potentiellement, mettre en danger la solvabilité même de la banque - en raison de l'obligation de respect du ratio de solvabilité Mc Donough.

Qui est TnP ?

un cabinet de conseil en stratégie et management généraliste spécialisé dans les missions à forte valeur ajoutée. Forts de près 50 consultants nous intervenons dans la banque, l'industrie, les services publiques. Dans la banque nous intervenons chez les grand acteurs du marché, aussi bien en marchés de capitaux que dans la banque de détail.

Ce que TnP peut vous apporter

Nous pouvons intervenir pour donner un avis externe et des réserves d'ordre méthodologique et pratique, ainsi que des préconisations sur les chaines de traitements. Nos domaines d'intervention portent sur la méthodologie (nos consultants connaissent la mécanique des stress tests et disposent des compétences risques nécessaires). Cet apport méthodologue et pratique est déterminant pour aider nos clients sur Bâle III et les projets réglementaires sur la gestion de la liquidité.