Après deux mois d’activité au ralenti, voire à l’arrêt, l’impact économique de la pandémie de COVID-19 sera dommageable pour de nombreux secteurs d’activité. En quelques semaines, certaines entreprises ont perdu entre 50 % et 80 % de leur chiffre d’affaires. Face à un choc aussi brutal, ces entreprises doivent adapter très rapidement la structure de leurs coûts pour survivre.

La crise est l’opportunité d’accélérer les mutations du monde et des modes de production. Depuis deux décennies, les gains de productivité en Europe plafonnent autour de 1 % par an. Nombre d’entreprises n’ont pas suffisamment adapté leurs structures, leur management et leurs modes de fonctionnement. Désormais, elles n’ont plus le choix.

 

La baisse des coûts

Dans les grandes entreprises, les frais généraux et administratifs (SG&A) représentent en moyenne 15 % du chiffre d’affaires. L’accélération du déploiement des nouvelles technologies pendant le confinement permet d’envisager une réduction de 20 % des coûts de structure, une diminution de 50 % des postes de travail en présentiel et des mètres carrés par salarié, ainsi qu’une baisse de 20 % de l’empreinte carbone pour les activités tertiaires.

 

Des organisations plus flexibles et plus productives

La crise amplifie les tendances qui étaient à l’œuvre dans beaucoup d’entreprises, en particulier la digitalisation des métiers, l’automatisation des processus, le développement de l’IA, le travail à distance, les canaux de ventes digitaux, la cohabitation toujours plus étroite du physique et du virtuel.

Elle conduit les entreprises à utiliser des modes d’organisation innovants. Le télétravail à grande échelle en constitue un élément important avec, à la clé, une hausse de la productivité, une diminution de l’absentéisme, une réduction des temps de transport et une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Le passage au "flex office" permet des économies en termes de loyer et de superficie des bureaux. 

 

L’accélération de la digitalisation, de l’e-commerce et de la cybersécurité

Pour affronter la crise, les entreprises ont l’opportunité d’orienter la digitalisation vers la productivité et la création de revenus.

Il convient d’abord de rendre les organisations plus résilientes afin d’assurer la continuité des activités en toutes circonstances, avec davantage de robots, des processus plus automatisés et la relocalisation de certaines activités stratégiques. Il faut ensuite mettre en place des outils plus efficients et adapter le recours au télétravail à chaque situation.

Il est également essentiel de développer la croissance du e-commerce afin de continuer à vendre, y compris lorsque les magasins sont fermés. Enfin, face à la multiplication des cyber-attaques à l’encontre des entreprises de toutes tailles, il est vital de se prémunir contre une offensive potentiellement catastrophique.

 

Un nouveau contrat employeurs-employés

Le recours aux nouvelles formes d’activité est porteur de gains de productivité dès lors que les entreprises modifient leur management. Les entreprises ont l’opportunité de bâtir un nouveau contrat entre employeurs et employés en remettant en cause le modèle de management par le contrôle, en diminuant les niveaux hiérarchiques, en valorisant davantage la responsabilisation et l’autonomie des collaborateurs.

Elles doivent aussi apprendre à motiver des collaborateurs qui ne sont plus physiquement présents dans les bureaux et à mesurer leur performance.

Comme nous l’avons précisé dans le magazine Challenges (7 au 13 mai 2020), il y a le risque de casser l’envie, la motivation, l’innovation issue de l’intelligence collective et émotionnelle… Car l’esprit humain n’est pas fait pour travailler seul. Dans nos métiers, l’enrichissement des solutions proposées aux clients vient de l’interaction ; et le télétravail ne développe pas un des moteurs principaux de cabinets tel que le nôtre : l’ambition.

 

L’offre de TNP

TNP, cabinet de conseil leader de la performance, est un acteur de la transformation. Notre cabinet accompagne l’ensemble des entreprises du CAC 40 et du SBF 120 dans leurs transformations digitales, réglementaires et opérationnelles. L’une de nos spécialités est la restructuration des coûts de fonctionnement des entreprises. Nous améliorons notamment l’efficacité et la baisse des coûts des fonctions supports et des back offices de grands groupes, en nous engageant sur les résultats financiers, opérationnels et sociaux. Ces projets sont coconstruits avec les directions générales, le DRH, le DSI/CDO en combinant une approche top down et bottom up et le rapprochement des indicateurs financiers et opérationnels.

Benoit RANINI
Président & cofondateur, TNP