Les conséquences de la crise du Covid

La crise du Covid est dramatique au plan sanitaire ; elle n’est pas la « révolution du grand soir » pour le développement durable mais elle renforce les tendances qui avaient déjà émergé. Il convient d’être vigilant car elle n’est probablement pas terminée. Et elle n’est pas vécue de la même manière aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

Au Forum de Davos, dont le thème début 2020 était : « Pour un monde cohérent et durable », le changement climatique était en tête des préoccupations des leaders mondiaux. Les feux géants en Australie et en Californie ont marqué la conscience collective.

Jusqu’à un récent passé, peu de personnes s’intéressaient à la destruction des écosystèmes et des milieux naturels. La crise que nous vivons actuellement constitue un accélérateur de prise de conscience. La destruction de la nature et son impact sanitaire suscitent davantage de sensibilité de la part des humains.

Ainsi, l’une des premières annonces du nouveau président des Etats-Unis, Joe BIDEN, a concerné sa volonté de rejoindre l’Accord de Paris. C’est un signal très important.

 

L’approche de Kering par rapport à la transition énergétique

Kering regroupe une quinzaine de marques de luxe, comme Gucci, Saint Laurent, Boucheron, Bottega Veneta, Balenciaga ou Alexander McQueen.

Depuis 2012, Kering publie un compte de résultat environne- mental. L’un des objectifs de la stratégie de développement durable du groupe est de baisser de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2025. Pour piloter ce basculement, Kering a mis en place 73 indicateurs dans tous les grands secteurs du groupe : production, approvisionnement, transport, magasins, entrepôts, bureaux...

Kering a adopté une approche pragmatique et de long terme. Le groupe a d’abord identifié et mesuré la majorité des impacts de son activité en termes d’émissions de carbone. Puis, des programmes ont été élaborés pour réduire l’empreinte carbone. Ainsi, Kering réduit ses émissions de gaz carbonique et utilise les énergies renouvelables : 85% de l’électricité utilisée par le groupe est verte.

La compensation des émissions de gaz carbonique doit intervenir lorsque tous les efforts préalables ont été réalisés. Il faut d’abord prouver que le maximum a été accompli en réduction des émissions.

Kering a décidé de concentrer ses efforts sur les actions de « rang 4 », en particulier l’élevage de bovins, les matières premières utilisées et les processus de production. Le groupe s’intéresse également au fret aérien et au digital.

L’essor du digital peut apparaître comme l’un des revers de la crise du Covid. En effet, la volonté de consommer plus vite et l’essor du commerce en ligne représentent un vrai défi éco- logique Kering développe une offre autour du e-commerce de luxe avec un sur-packaging destiné à protéger ses pro- duits. Or, le sur-packaging et la logistique ont un impact important sur l’empreinte carbone.

Si le commerce en ligne n’est pas green dès le départ, cela retirerait de la crédibilité aux actions développées par le groupe autour du développement durable. Il s’agit donc de travailler à développer des bonnes pratiques autour du commerce en ligne afin de réduire l’impact de canal de vente. Une approche spécifique est incontournable.

La préservation de l’environnement et le bien-être animal sont des préoccupations croissantes chez les Millenials, qui sont en même temps les plus importants consommateurs en ligne. Kering tient à être transparent avec les clients afin de leur montrer l’impact carbone des pratiques liées au commerce en ligne.

Pour entretenir et faire vivre sa vision de développement durable, le Groupe s’attache à sensibiliser régulièrement ses collaborateurs, entretient des relations étroites et accompagne chacune de ses maisons dans sa propre démarche de développement durable, se tient en permanence à l’affût des dernières innovations et les investissements qui pourront faire la différence et atteindre nos objectifs...